Archives de novembre 2013

24
Nov
13

Stage Kali Eskrima dirigé par Thomas Roussel, Montpellier, Novembre 2013

Guro Thomas Roussel (Kali Eskrima Full Instructor, Champion du monde d’eskrima sportive, 5e dan FFKDA, expert fédéral AMSEA) a une nouvelle fois accepté notre invitation pour diriger un stage à Montpellier.

Ou, pour être plus exact, c’est à Palavas-les-Flots, que les vingt-cinq participants se retrouvèrent pour 8h de stage martial et intense. Et pour cette édition, il s’agit une nouvelle fois d’un groupe très hétéroclite qui réunit des pratiquants de Kung Fu, de Aïto, de Yoseikan, de Wing Tsun, de Kali… venus de Cannes, Cavaillon, Montpellier, Béziers… une mixité martiale et humaine très enrichissante qui rehausse la saveur de ces événements, déjà fortement marqués par la qualité de l’instructeur.

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Pour ce week-end, Thomas et moi avions convenu d’un programme resserré avec 1 thème par jour (contre 2 ou plus les années précédentes), afin d’approfondir la richesse et la finesse du travail plutôt que de s’éparpiller. Mais, et c’est un des avantages des Arts Martiaux Philippins, cela n’empêchera pas Thomas de démontrer les liaisons avec les autres secteurs, comme il rappelle lors des exercices à mains nues, les principes issues du travail au bâton ou au couteau.

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Les 4 heures du samedi après-midi furent donc consacrées au travail couteau contre couteau. Avec comme souvent dans les Arts Martiaux Philippins, essentiellement un travail d’éducatifs à deux, en dynamique, qui nous ont permis d’améliorer notre compréhension/appréhension de la lame, notre fluidité, notre capacité à enchaîner. L’idée étant, non pas un travail directement de self-défense, mais plutôt de se familiariser avec les capacités offensives d’une lame, les distances, le timing…
Chaque ‘duo’ pouvait travailler à son rythme, à son niveau. Et comme je suis joueur, et que mon partenaire du week-end l’était aussi…nous avons échangés de nombreux bleus, mais toujours avec bon esprit et dans la bonne humeur.
Drill, défenses et contre-attaques, contres de contres, contrôles en utilisant le ‘punio’ (la pointe de la poignée) pour finir par Hubud Lubud et nombre de variations. Comme je le disais, un journée très riche, mais en même temps très logique et cohérente, ce qui permit de mémoriser une grande partie des exercices.

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Bon, le réveil dimanche matin fut difficile, je ne vous le cache pas. Et pourtant les vaillants stagiaires, malgré la pluie menaçante (encore) et une température bien basse, étaient bien rassemblés dès 8h30 devant les portes de la salle de sport, prêts à en découdre à mains nues.

Ce fut pour ces nouvelles 4 heures de stage, le Pangamut qui fut à l’honneur, toujours sur un principe de travail d’éducatifs à deux (et notamment à nouveau Hubud Lubud). Là encore, Thomas nous a proposé plusieurs solutions face à la situation initiale, d’abord contre jab, puis contre jab/cross, tout en laissant une plus grande liberté sur les finalisations, et les transitions selon les différences de taille et le bagage martial initial du pratiquant. Tout en illustrant le parallèle du travail à mains nues avec les techniques FMA (Filipino Martial Arts) avec armes, et en montrant des solutions spécifiques des arts martiaux philippins, Thomas insiste surtout sur la logique des principes, ne contraignant pas les participants si un mouvement leur est plus naturel qu’un autre. Autant dire que si certains était encore une fois très appliqués et studieux, certains ne manquèrent pas d’apporter fréquemment leurs touches personnelles et leur enthousiasme dans les amenées au sol et les contraintes… et encore plus de bleus. Mais je vous mentirais si j’écrivais que cela ne fait pas du bien de pouvoir ainsi faire un travail technique tout en pouvant appuyer (puis accepter de recevoir à son tour) en bonne entente avec son partenaire.

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Ce fut donc un excellent week-end, et l’occasion pour de nombreux instructeurs présents de redevenir élèves, une opportunité essentielle à mon avis, avec l’échange, pour tout pratiquant avancé en arts martiaux.

Un grand merci à Thomas Roussel pour son enseignement sa disponibilité, un grand merci aussi à tous les participants, et un big up à Stéphane Valleix pour la qualité de ses couteaux d’entraînement en aluminium et le don qu’il a fait à cette occasion à la Croix Rouge pour les sinistrés des Philippines.

 

10
Nov
13

Sacs de Transport Kali Eskrima

Pouvoir transporter ses armes de chez soi à son lieu d’entraînement est un soucis à la fois d’ordre pratique et légal… et parfois même esthétique.

D’un point de vue pratique, vous devez pouvoir emporter la majorité des accessoires nécessaires à votre pratique sans multiplier les ‘contenants’, sans que ce soit un vaste bordel, tout en maintenant un certain confort de port (notamment si vous vous déplacez à pieds ou par les transports en commun).

D’un point de vue légal, vos armes doivent être cachées à la vue, non immédiatement identifiables, et non immédiatement accessibles (notion relative lors d’un port en bandoulière).

D’un point de vue eshètique… bon peut-être qu’il n’y a que moi que ça dérange d’avoir ‘ l’air d’un sac ‘ quand je traverse la ville en direction de la salle.

Une fois acheter la première paire de stick pour la saison, certains pratiquants se satisferont de glisser les bâtons de 70cm en travers de leur sac de sport, entre les chaussures et les protège-tibias. Mais, il faut déjà avoir un grand sac, et même là il s’en retrouve vite difficile à fermer, voire déchiré.
D’autres choisiront de tenir la paire de sticks en main, faute de place dans le sac… pas toujours pratique, et rappelons le… illégal (bon, d’un autre côté je n’ai jamais du aller chercher un élève au poste… pour l’instant). Et cela se complique quand vous devez transporter plus d’un paire…

Je vais me permettre ici de partager avec vous certains résultats de mes propres recherches.

Tout d’abord il y eu le sac d’armes pour Aikido (trouvé à Décathlon), raccourci avec mes maigres talents de couturier, puis le sac fourni avec une paire de sticks un peu chère :
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Les deux font dignement leur office, avec l’avantage de pouvoir être portés en bandoulière sous un sac à dos. Mais la capacité d’emport se limite à deux sticks et un couteau (bon, un peu plus pour le sac Aikido recoupé).

Puis je suis tombé sur un sac de transport de trottinette (marque Airwalk, trouvé à 25 euros chez Go Sport).
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Avec ses 75cm de haut, 18cm de large et 10cm d’épaisseur, d’excellentes dimensions pour des objets de 70cm de haut (un peu juste pour les sticks de 74cm).

Les + :
On peut emporter un bon nombre de sticks dans ce sac, et y fourrer aussi des couteaux d’entraînement, voire une pochette souple format A4 un peu roulée. Pour certains entraînement j’ai réussi à y faire cohabiter mes bâtons, une serviette, une coquille et deux gants de hockey emboîtés l’un dans l’autre (mais c’est juste).
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La zip sur toute la hauteur, décalé sur le côté ce qui permet les deux poches supplémentaires sur le dessus est une bonne idée. Dommage que les poches soient en mesh, sans fermeture.
La sangle munie d’une renfort pour le confort sur l’épaule est aussi un plus. Et avec un peu de couture j’ai pu ajouter deux passants molle pour pouvoir fixer une pochette TOE afin d’avoir devant moi et accessible un emport pour mes papiers, mon téléphone, mes clés, un stylo.
Un excellent choix à ce prix.

Les – :
Les coutures sont fragiles, surtout si on se laisse emporter par sa capacité. J’ai du jouer du fil et de l’aiguille plusieurs fois.
Le choix du mesh ouvert pour les deux pochettes avant.

Mes recherches m’ont mené à acquérir deux sacs chez Kali Gear, fournisseur en ligne de nombreux articles pour le kali Eskrima (principalement Pekiti Tirsia), avec notamment des Kerambits de toute beauté (enfin si l’on goûte l’esthétique des armes blanches).
Les prix sont raisonnables pour une qualité indéniable, mais les frais de port vous assassinent (55$ pour deux sacs et deux couteaux de training).

Le premier modèle, que je nommerai ‘La grande trousse’ est proposé à 35$.
Fabriqué en tissu cordura, la finition est impeccable. 80cm de haut, 12cm de diamètre.
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On appréciera particulièrement le renfort d’épaule sur la sangle de port réglable, avec ses passants pour ajouter des accessoires et ses anneaux.
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les + :
Pour un petit format, très agréable à porter en bandoulière, il possède une étonnante capacité d’emport. J’ai pu transporter 10 sticks, un couteau, ma pochette de cours et ma paire de feiyue sans soucis hier. On sent à peine le sac malgré le poids. Je ne le referai pas trop souvent pour ne pas martyriser les coutures.
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Un look sobre mais pratique.
La facture semble solide, avec un fermeture éclair de qualité et des bouts renforcés. A confirmer dans le temps.
L’absence de poche peut se compenser par l’ajouter d’une pochette ou plusieurs pochettes sur la sangle.
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les – :
J’en vois peu dans ce format… à part peut-être qu’il me semble difficilement compatible avec le port jumelé d’un sac à dos…quoi que.

Je dirais que c’est un excellent choix pour aller à l’entraînement.
Il est par contre moins adapté si l’on doit transporter beaucoup d’accessoires, comme quand on dirige un stage ou un cours pour des élèves n’ayant pas de matériel.

Donc, pour le cas où vous souhaiteriez un emport plus important d’accessoires, ainsi qu’un rangement plus pertinent.

Il y a le Master Duelling Case :

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Un peu plus encombrant que les précédents, mais très bien conçu pour un port agréable. Il est lui aussi réalisé en tissu cordura, et là encore les finitions sont impeccables.
Son prix ? 78 $. Un petit investissement, surtout avec les frais de port.

Les + :
Ses rangements intelligents pour un capacité de transport très importantes :
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Vraiment bien pour une démo ou un cours/stage avec plusieurs secteurs de travail (stick, couteau, épée,…) abordés.
Il bénéficie de la même sangle bien étudiée que le modèle précédent.

les – :
Trop volumineux et divisé pour un usage de cours standart. On ne peut pas, par exemple, y glisser un t-shirt de rechange (ou alors a version déshydratée que l’on trouvait à une époque) avec sa paire de stick.
Il reste donc d’un usage limité à certaines situations. Mais pour mes entraînements solo, où je change plusieurs fois de secteur de travail, où j’ai parfois besoin de prendre des notes, il pourrait bien s’avérer le plus pratique. Idem pour les déplacements en stage.
Le prix reste un frein.




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