Archives de avril 2014

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Stage Découverte Kali Eskrima, Bouillargues 05 avril 2014

Beaucoup de pratiquants d’arts martiaux critiquent, et souvent à raison, le fonctionnement fédéral ou le fait de devoir appartenir à une fédération.

Il y a des dérives, certes. Il y a des contraintes… et parfois des couacs ou des à priori, notamment quand il s’agit des Disciplines Associés venues se ranger dans une fédération avec une Discipline Principale (que ce soit le Karaté ou le Judo, ou autre), qui peut sembler sans rapport.

Je voudrais pour ma part conter ici les réussites, les belles rencontres et les échanges. Car nous partageons une passion commune pour les Arts Martiaux. Et LE RAPPORT il est déjà là.

J’ai eu l’occasion il y a deux ans de sympathiser avec mes camarades de banc dans la classe du Diplôme d’Instructeur Fédéral, essentiellement des gradés de Karaté Shotokan. Nous étions peu nombreux à représenter les disciplines associées (Karaté Contact, Nihon Tai Jutsu,…), et j’étais le seul représentant des Arts Martiaux du Sud Est Asiatique. Autant dire qu’avec ma tenue noire au milieu de tant de kimono blancs, je me sentais un Dark Vador entouré de Storm Troopers (la comparaison s’arrête là, aucun jugement de valeur).
Je garde un excellent souvenir de ces 9 jours de formation, et d’excellents contacts avec mes camarades.

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Parmi eux Erick, professeur et pratiquant émérite qui enseigne au club ALB de Bouillargues, à deux pas de Nîmes. Nous nous voyons peu mais toujours avec un grand plaisir. Et c’est lors de l’une de ces occasions qu’Erick m’a proposé de venir animer un stage dans son club afin de faire découvrir le Kali Eskrima à ses élèves. Une invitation plus que sympathique et enthousiasmante que je me suis empressé d’accepter, restait à faire coïncider nos agendas respectifs (fort chargés 😉 ).

Me voilà donc en ce samedi 05 avril 08h du mat’, parti de Montpellier avec mon assistant, un sac plein de bâtons de rotin et de couteau d’entraînement dans le coffre.

Nous sommes accueilli dans un très beau dojo — et je m’émerveille toujours des efforts que font les petites municipalités pour développer et soutenir les activités sportives, même moins ‘télévisuelles’, en comparaison du désintérêt des grandes agglomérations (excusez… petite grogne personnelle). Un très beau dojo donc, qui se remplit bien vite d’un peu moins d’une trentaine de participants avec une bonne parité (bien mieux qu’en politique) et une variété d’âges. Des participants venant essentiellement du club de Bouillargues et de celui de Vauvert, et, m’indiquera Erick, parmi lesquels un grand nombre de ceintures noires.

J’avoue avoir beaucoup réfléchi, entre deux discussions préalable avec Erick, au contenu et au déroulé du stage. Nous nous étions mis d’accord sur un format d’environ 3 heures. Et je voulais ce stage à la fois riche, afin de permettre aux participants d’avoir une bonne vision d’ensemble de notre discipline, mais aussi participatif et accessible. Hors de question de présenter une multitudes de techniques rocambolesques (en suis-je même capable ?), ou de se concentrer sur une seule. Un défi digne de la confection d’un repas pour des invités que vous n’auriez jamais reçu.

J’ai finalement choisi de présenter deux modules :
1) Solo Baston (simple Bâton)
2) Mains nues contre Couteau
qui se suivaient dans une progression pédagogique, afin que le ‘compris’ dans le premier module puisse servir de socle dans le travail du second.

Mais en préambule, l’échauffement spécifique allait me permettre (c’est souvent le cas en Eskrima et Jeet Kune Do) de faire travailler en dynamique (et transpiration) les postures et déplacements utiles pour la suite, avec une insistance sur le travail du triangle et du demi-pas.

C’est un groupe très attentif et réceptif que j’avais la chance d’avoir comme interlocuteur. Et bien que les exercices s’enchaînaient et se compliquaient, ils travaillaient avec enthousiasme et une certaine réussite. Mon assistant et moi naviguions entre les binômes pour apporter ça et là une correction opportune, sans constater de grosse difficulté. Et ceux qui pratiquent savent combien changer de posture ou de principes, ajouter une arme quand on travaille essentiellement à mains nues, peut être perturbant.

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C’est donc avec plaisir — pour moi notamment, mais pour eux aussi certainement — que tous sont parvenus à désarmer leur assaillant après 1h30 de pratique du Solo Bâton. Puis, en fin de module au Couteau, chacun à pu désarmer son partenaire, enchaîner des frappes et finaliser avec un contrôle… un enchaînement que nous proposons notamment au passage de ceinture noire.

Les karatékas gardois ont donc fait un très bon accueil à cette nouvelle discipline au nom étrange. Je les remercie pour leur ouverture d’esprit et leur curiosité, leur enthousiasme. Je les remercie aussi pour leur convivialité qui s’est illustrée dans le repas qui a suivi.

Un grand merci à Erick pour son invitation et la qualité de l’organisation. Nous trouverons l’occasion de lui rendre la pareille.

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PS : Vous comprenez maintenant pourquoi j’ai choisi mon introduction sur les fédérations… car elles permettent aussi que de tels événements enrichissants aient lieu.

05
Avr
14

Stage ACDS FAB avec Philippe Perotti, Montpellier 15 &16 mars 2014

J’avais découvert le travail de l’ACDS, et notamment sous la direction de P.P. (Philippe Perotti) lors de son module Technique d’Action Immédiate à Mains Nues donné à Lyon en novembre dernier. Et c’est avec impatience que j’attendais l’occasion de poursuivre cette ‘rencontre’ avec le module ‘Face à l’Arme Blanche’.

En premier lieu, je vais remercier Benoit et Brice de l’antenne ACDS de Montpellier, pour leur organisation parfaite, leur bonne humeur et leur accueil chaleureux qui ont grandement contribué à la réussite de ce stage. L’ensemble de l’encadrement ACDS autour de P.P., Benoit, Brice, Arnaud et Jean-Pierre, ont su apporter toutes les corrections et l’animation nécessaires face à un groupe très hétéroclites de 45 participants. Une dynamique qui a générée une excellente ambiance de travail et de convivialité.

Mais revenons au contenu.
9h du matin, un matin très ensoleillé en Languedoc… premiers contacts autour d’un café, de viennoiseries et de fruits frais, puis rapidement rassemblement autour de P.P. pour attaquer le module Face à l’Arme Blanche. Nous nous munissons chacun d’un couteau type Nok, ou de couteau en polypropylène très arrondis, qui seront nos outils de travail pour la journée.

Dans une première partie, qui englobera la matinée, nous abordons ce que P.P. appelle le travail ‘scolaire’, c’est à dire nécessaire à la compréhension des angles d’attaques les plus courants au couteau, et au développement d’une certaine technicité, sans pour autant être un travail proprement de Self Defense.
Si vous avez lu mon précédent article sur le module TAIMN, ou ceux d’autres blogs sur les stages ACDS, vous êtes déjà familier avec cette pédagogie de micro-modules de quelques minutes, très bien hierarchisés entre eux. Le soir, avant de m’effondrer, j’ai tenté de noter tout ce que nous avions vu dans la journée… soit 35 à 38 micro-modules !!! Mais rien que le fait que j’ai réussi, à mon âge et moulu comme je l’étais, à les retranscrire est une preuve en soi de leur logique pédagogique.
Ce travail scolaire, consistera principalement à exercer les angles du couteau en intégrant des principes simples, en ajoutant peu à peu des éléments ou des contraintes, d’abord sur une cible (les mains en garde du partenaire), puis couteau contre couteau. Un travail qui ne déstabilise pas trop l’humble pratiquant d’art martial philippin que je suis… à part peut-être quand il faut se retenir de planter le couteau dans le cœur ou le foie du partenaire en contre-attaque

A la reprise du début d’après-midi les participants sont répartis en plusieurs ateliers, avec un assistant pour chaque groupe… c’est atelier pliage de magazine à papier glacé. Et oui, le magazine immobilier gratuit à Montpellier il est classieux… ce que je savais moins c’est qu’il faisait aussi mal (je n’avais plus d’avant-bras). Non plié, plié en cornet, plié/roulé, en frappe, en pique, en raclage… au bout d’un moment vous avez du mal à vous motiver pour attaquer votre partenaire avec ce !!@??#! de couteau.
Evidemment une fois l’efficacité du journal prouvée, c.a.d ‘que ça fait mal’, on le travaille en utilisant le bagage ‘scolaire’ vu le matin, auquel on ajoute la ‘honte sociale’ (crier pour impressionner, démotiver, attirer l’attention du voisinage), et la prise de distance. l’arme utilisée étant non létale, on peut aussi cette fois-ci se permettre (voire privilégier) les attaques dans les zones molles sensibles (Vision-Respiration-Motricité).
P.P. nous fait ensuite travailler les mêmes principes à mains nues, mais face à la dangerosité du couteau (de la lame même émoussée, artisanale, etc…) il insistera sur l’utilisation d’une arme par destination comme le journal, un stylo, une ceinture…, ou la défense générique à mains nues le temps de déployer cette arme par destination. Je pense pouvoir affirmer que plus d’un parmi nous (si ce n’est la totalité) a été déconcerté par cette ‘défense générique’ et pourtant, force est de constater que sa logique est clairement définie et appuyée par l’expérience des moniteurs ACDS. Tout de même, elle nécessite sans doute un certain entraînement, tant elle va en l’encontre de beaucoup d’idées reçues et d’autres entraînements… car elle consiste à passer au sol. J’hésite à en écrire plus tant il me semble qu’il faut éprouver cette technique lors d’un stage ACDS pour la réaliser correctement (et pourtant elle est simple) et surtout l’admettre.
Nous avons fini la journée sur quelques empêchements de déploiement de couteau, notamment dans le cas d’une garde ‘urbaine’, en intégrant le principe ‘main cachée=main armée’. Puis quelques conseils et exercices, parfaitement bienvenus dans ce type de stage, pour porter assistance à une personne blessée par arme blanche.

Une journée très riche, et très claire à la fois… très enrichissante donc.

Avec le sourire aux lèvres et une cordialité établie entre chaque participant, nous nous sommes retrouvés le lendemain matin pour aborder le module ‘Techniques d’Action Immediate à Mains Nues’.
Le timing était un peu plus court cette fois-ci et nous n’avons pas pu tout aborder. Mais encore une fois, je me suis régalé à exercer à nouveau ses principes simples, se répondant les uns aux autres. Apprendre à glisser, à désengager quand on le peut, à prendre l’initiative quand c’est le moment, à sortir de l’axe, à ne pas se laisser entraîner dans le pugilat ou encore à parler tout en frappant (à moins que ce ne soit frapper tout en parlant )… autant d’exercices qu’il ne faut pas hésiter à reproduire, reproduire et reproduire encore, surtout quand on doit faire la part des choses entre l’Art Martial en salle et la Self Defense dans la rue.

On trouvera un complément très complet dans l’article publié par un autre participant sur le forum de David Manise que je vous invite à parcourir :
http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,64220.msg509607.html#msg509607




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