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05
Avr
14

Stage ACDS FAB avec Philippe Perotti, Montpellier 15 &16 mars 2014

J’avais découvert le travail de l’ACDS, et notamment sous la direction de P.P. (Philippe Perotti) lors de son module Technique d’Action Immédiate à Mains Nues donné à Lyon en novembre dernier. Et c’est avec impatience que j’attendais l’occasion de poursuivre cette ‘rencontre’ avec le module ‘Face à l’Arme Blanche’.

En premier lieu, je vais remercier Benoit et Brice de l’antenne ACDS de Montpellier, pour leur organisation parfaite, leur bonne humeur et leur accueil chaleureux qui ont grandement contribué à la réussite de ce stage. L’ensemble de l’encadrement ACDS autour de P.P., Benoit, Brice, Arnaud et Jean-Pierre, ont su apporter toutes les corrections et l’animation nécessaires face à un groupe très hétéroclites de 45 participants. Une dynamique qui a générée une excellente ambiance de travail et de convivialité.

Mais revenons au contenu.
9h du matin, un matin très ensoleillé en Languedoc… premiers contacts autour d’un café, de viennoiseries et de fruits frais, puis rapidement rassemblement autour de P.P. pour attaquer le module Face à l’Arme Blanche. Nous nous munissons chacun d’un couteau type Nok, ou de couteau en polypropylène très arrondis, qui seront nos outils de travail pour la journée.

Dans une première partie, qui englobera la matinée, nous abordons ce que P.P. appelle le travail ‘scolaire’, c’est à dire nécessaire à la compréhension des angles d’attaques les plus courants au couteau, et au développement d’une certaine technicité, sans pour autant être un travail proprement de Self Defense.
Si vous avez lu mon précédent article sur le module TAIMN, ou ceux d’autres blogs sur les stages ACDS, vous êtes déjà familier avec cette pédagogie de micro-modules de quelques minutes, très bien hierarchisés entre eux. Le soir, avant de m’effondrer, j’ai tenté de noter tout ce que nous avions vu dans la journée… soit 35 à 38 micro-modules !!! Mais rien que le fait que j’ai réussi, à mon âge et moulu comme je l’étais, à les retranscrire est une preuve en soi de leur logique pédagogique.
Ce travail scolaire, consistera principalement à exercer les angles du couteau en intégrant des principes simples, en ajoutant peu à peu des éléments ou des contraintes, d’abord sur une cible (les mains en garde du partenaire), puis couteau contre couteau. Un travail qui ne déstabilise pas trop l’humble pratiquant d’art martial philippin que je suis… à part peut-être quand il faut se retenir de planter le couteau dans le cœur ou le foie du partenaire en contre-attaque

A la reprise du début d’après-midi les participants sont répartis en plusieurs ateliers, avec un assistant pour chaque groupe… c’est atelier pliage de magazine à papier glacé. Et oui, le magazine immobilier gratuit à Montpellier il est classieux… ce que je savais moins c’est qu’il faisait aussi mal (je n’avais plus d’avant-bras). Non plié, plié en cornet, plié/roulé, en frappe, en pique, en raclage… au bout d’un moment vous avez du mal à vous motiver pour attaquer votre partenaire avec ce !!@??#! de couteau.
Evidemment une fois l’efficacité du journal prouvée, c.a.d ‘que ça fait mal’, on le travaille en utilisant le bagage ‘scolaire’ vu le matin, auquel on ajoute la ‘honte sociale’ (crier pour impressionner, démotiver, attirer l’attention du voisinage), et la prise de distance. l’arme utilisée étant non létale, on peut aussi cette fois-ci se permettre (voire privilégier) les attaques dans les zones molles sensibles (Vision-Respiration-Motricité).
P.P. nous fait ensuite travailler les mêmes principes à mains nues, mais face à la dangerosité du couteau (de la lame même émoussée, artisanale, etc…) il insistera sur l’utilisation d’une arme par destination comme le journal, un stylo, une ceinture…, ou la défense générique à mains nues le temps de déployer cette arme par destination. Je pense pouvoir affirmer que plus d’un parmi nous (si ce n’est la totalité) a été déconcerté par cette ‘défense générique’ et pourtant, force est de constater que sa logique est clairement définie et appuyée par l’expérience des moniteurs ACDS. Tout de même, elle nécessite sans doute un certain entraînement, tant elle va en l’encontre de beaucoup d’idées reçues et d’autres entraînements… car elle consiste à passer au sol. J’hésite à en écrire plus tant il me semble qu’il faut éprouver cette technique lors d’un stage ACDS pour la réaliser correctement (et pourtant elle est simple) et surtout l’admettre.
Nous avons fini la journée sur quelques empêchements de déploiement de couteau, notamment dans le cas d’une garde ‘urbaine’, en intégrant le principe ‘main cachée=main armée’. Puis quelques conseils et exercices, parfaitement bienvenus dans ce type de stage, pour porter assistance à une personne blessée par arme blanche.

Une journée très riche, et très claire à la fois… très enrichissante donc.

Avec le sourire aux lèvres et une cordialité établie entre chaque participant, nous nous sommes retrouvés le lendemain matin pour aborder le module ‘Techniques d’Action Immediate à Mains Nues’.
Le timing était un peu plus court cette fois-ci et nous n’avons pas pu tout aborder. Mais encore une fois, je me suis régalé à exercer à nouveau ses principes simples, se répondant les uns aux autres. Apprendre à glisser, à désengager quand on le peut, à prendre l’initiative quand c’est le moment, à sortir de l’axe, à ne pas se laisser entraîner dans le pugilat ou encore à parler tout en frappant (à moins que ce ne soit frapper tout en parlant )… autant d’exercices qu’il ne faut pas hésiter à reproduire, reproduire et reproduire encore, surtout quand on doit faire la part des choses entre l’Art Martial en salle et la Self Defense dans la rue.

On trouvera un complément très complet dans l’article publié par un autre participant sur le forum de David Manise que je vous invite à parcourir :
http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,64220.msg509607.html#msg509607

20
Oct
13

Stage ACDS TAIMN avec Philippe Perotti, Lyon 19 octobre 2013

J’ai eu le plaisir, grâce à l’invitation de mon ami et professeur Thomas Roussel, de participer à un stage animé par Philippe Perotti, moniteur à l’ACDS. Cette association présente dans plusieurs pays d’Europe, l’Académie Citoyenne de Défense en Situation, regroupe un certains nombre de moniteurs qui proposent des modules de travail et réflexion sur la Self Défense : Sécurité Personnelle, Face à l’Arme Blanche, Techniques d’Action Immédiate à Mains Nues.

C’est ce dernier module que nous avons pu découvrir et expérimenter durant ce stage de près de six heures, avec un intervenant très expérimenté et de très grande qualité, assisté par deux autres moniteurs ACDS tout aussi performants et précis dans leur pédagogie.

C’est donc par un jour plutôt très agréable sur Lyon que nous nous sommes retrouvé, une bonne trentaine d’entre nous, devant le Club du Rhône, rue de l’épée (ça ne s’invente pas).

Venant de styles et d’écoles très variées (ACDS, Kali Eskrima, Krav Maga, Boxeurs…), il s’agissait pour la grande majorité de pratiquants expérimentés, hommes et femmes, au vu de l’aisance dans les déplacements et les techniques.
Mais voilà le premier point abordé par notre hôte de la journée, Phillipe Perotti, La SELF DEFENSE se n’est pas la technique, mais Le PRINCIPE, et avant tout Le NON COMBAT.
Bon, autant vous dire qu’à moins d’avoir un ego surdimensionné (ou beaucoup trop de neurones grillés), vous voilà ravi d’apprendre que ce, néanmoins fort sympathique, gaillard soit pour le non combat (même si en fait cela recouvre aussi l’idée de frapper avec détermination et violence si nécessaire avant de rompre rapidement pour fuir le lieu de l’agression).

Il s’agit de bien faire la différence entre le combat ritualisé (encadré de règles) et choisi (le ring, le dojo, …), et la réaction à une agression dans la rue, non choisie, sans règles, avec potentiellement une personne à protéger ou un bras dans le plâtre, tout en considérant les conséquences juridiques de nos choix.

Tout au long du stage, cette approche très pragmatique sera répétée, répétée et encore répétée, commentée et explicitée par l’exemple parfois… mais surtout très explicite dans la construction de la pédagogie et la simple efficacité des solutions (exercices) proposés et travaillés.

Tout naturellement donc, le premier drill consiste à évoluer naturellement dans la salle en se bousculant (souvent). Il s’agit alors de se tourner vers la personne en présentant ses mains devant soi en signe visuel d’excuse, et en y ajoutant le verbe, poli, « excusez-moi monsieur », tout en ‘glissant’, c’est à dire s’éloigner.
Ce drill, et les nombreux autres par la suite, ne dure pas très longtemps. Il est simple, facile à comprendre, même si, comme pour tous les autres, il a mérité une opportune correction.

24 drills, ou exercices, ont donc été travaillé, avec une courte pause d’une demi-heure. Je ne vais pas ici vous en faire la description détaillé. Ce qui me semble important c’est qu’il s’agit de ‘briques’ simples que l’on peut assembler selon notre ressenti personnel, ou notre appréciation de la situation en cours. Les ‘techniques’ sont peu nombreuses, le détail n’y a pas d’importance (au sens du détail technique longuement travaillé en dojo… est-ce que je donne le coup de poing comme ça ou comme ça ?), plus important sont les cibles choisies, se protéger dans un premier temps, la capacité à parler en frappant, ouvrir son champ visuel, ‘glisser’ dès que possible.

On travaillera d’abord en Réactif : l’agresseur prend l’initiative de l’attaque. Puis dans une deuxième partie du stage en Proactif : je prends l’initiative de l’attaque. D’abord contre 1 agresseur, puis contre deux, puis trois.

Enfin, Philippe Perotti nous propose deux techniques de soumissions d’un individu (agresseur que l’on a réussi à maîtrisé et que l’on veut garder dans l’attente des forces de l’ordre/secours), avec d’abord une clé de jambe puis avec un entravement des deux pouces à l’aide d’une cordelette de paracorde (un lacet). Là encore, rien de compliqué, mais des techniques simples et efficaces qu’il suffit de retravailler un petit peu pour en améliorer l’efficacité et l’application rapide.

Pour finir, des couteaux ‘trainer’ sont distribués aux participants pour trois exercices face au couteau. Le premier consistant à identifier et se dégager au plus vite en alertant, le second, si l’on n’a pu voir la lame, consiste à adopter le comportement le moins dangereux possible pour permettre à l’agresseur de prendre ce qu’il souhaite et nous laisser partir (tout en récoltant un maximum d’informations). Cette approche peut paraître difficile aux pratiquants que nous sommes… Comment pas de dégagement en frappant aux parties et en désarmant l’adversaire ?!!! Mais quid de mon fameux coup de pied dans la main !!! Et pourtant, l’expérience du terrain des moniteurs de l’ACDS, les très nombreux cas concrets qu’ils ont étudié, et l’expérience du métal froid (même d’un trainer) sur votre carotide (ou fémorale) vous convainc assez vite du bien fondé de la méthode (si vous aviez un doute).
Ce qui ne veut pas dire que les moniteurs ACDS, très expérimentés avec l’arme couteau, n’ont pas de solutions de sorties à proposer. Ce fut l’objet du dernier drill… mais c’est notre choix d’agir alors… en acceptant les conséquences possibles.

Ceci ne remet nullement en cause notre pratique sportive ou martiale (moderne, traditionnelle, mixte, etc…), mais une bonne piqûre de pragmatisme et de considération de la situation et de ses conséquences. Un excellent stage, dans d’excellentes conditions… une journée parfaite quoi.

Pour plus d’informations sur l’ACDS :

http://www.acds-fr.org

http://www.acdsbelgium.org

http://www.acds-ch.org




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