Posts Tagged ‘Arts Martiaux

22
Nov
14

Novembre sous le signe des AMP

Les AMP, les Arts Martiaux Philippins, une branche marginale parmi la multitude d’Arts Martiaux et de Sports de Combats aujourd’hui proposés en France… et pourtant…

Voilà des décennies que les AMP (Arnis, Kali, Eskrima…) sont présents et enseignés dans l’Hexagone, le plus souvent en parallèle d’autres disciplines comme le Jeet Kune Do, le Penchak Silat ou le Wing Tsun, et ce principalement grâce à la rencontre entre le défunt Bruce Lee et celui qui poursuivra son oeuvre de manière emblématique : Guro Dan Inosanto. Et c’est donc tout naturellement le style Lacoste qui fut le premier présent avec des élèves directs de Dan Inosanto comme Jean Pierre Defosse ou Didier Trinocque. Mais aujourd’hui l’offre est beaucoup plus large avec le Balintawak (Fabien Jolivel), le Pekiti Tirsia (Eric Laulagnet), l’Inayan, l’Ahuapan (Thomas Roussel),… et bien sûr toujours du Lacoste (Stéphane Pourre, Michel Rozzi,…). Autant d’écoles qui vont proposer des variations quant à leur préférence dans le travail des distances, du travail à une main ou à deux, des armes, etc… mais avec un solide socle commun, héritage des redoutables guerriers philippins et des conquistadors espagnols.

S’ils se développent lentement, éclipsés par les modes tel que le Krav Maga, le MMA ou le Systema (sans jugement de valeur de ma part), les AMP sont bien, et solidement, présents. Et ils sont fréquemment l’objet de la curiosité de pratiquants d’autres disciplines, qui sans renier aucunement leur pratique courante, fréquente avec assiduité les stages.

Ce mois de novembre semble particulièrement propice à cette découverte, et au travail pour ceux qui sont déjà mordus.

Le week-end du 1er et 2 novembre nous accueillions Guro Thomas Roussel à nouveau à Montpellier.

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Répartis en deux groupes, débutants et avancés, les stagiaires purent profiter de la richesse technique de Thomas, chacun selon son niveau. Le samedi fut consacré au travail du Solo Baston avec de solides éducatifs à deux. Le dimanche se concentra quant à lui sur l’utilisation du Pocket Stick en liaison avec le Panantukan (Boxe Philippine). Encore un grand stage qui nous apporta énormément de matériel de travail.

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Mais c’est le 15 novembre qui fut La Date des AMP en France. Car ce samedi là ce furent au moins 3 stages majeurs qui furent proposés.

A Paris, l’excellent Michel Rozzi proposait une initiation au Jeet Kune Do. Il ne s’agit certes pas d’AMP au sens le plus pur. Le travail de Michel, sous la dénomination de Kali JKD (Bob Breen), est néanmoins fortement teinté de sa connaissance et de son travail en Kali, là où le travail d’autres instructeurs de JKD sera plus un mélange de Boxe Anglaise et de Wing Tsun.

A Toulouse, l’association ADDAM recevait à nouveau Stéphane Pourre, élève de Daniel Lonero de l’Inosanto Academy. Un stage qui à l’instar de ceux que j’organise avec Thomas Roussel, proposait plusieurs secteurs de travail comme le Sarong, le Panantukan, le Solo Baston et le couteau. Un joli panel de la richesse des AMP, par un des meilleurs instructeurs en France.

A noter que Stéphane Pourre devrait diriger un stage près de Montpellier au mois de Mars, à l’invitation de l’association Alchimie.

L’association Alchimie (Stéphane Valleix) qui justement ce 15 novembre recevait le premier stage organisé par Le CNAM (Centre National des Arts Martiaux) de la FNSMR (Fédération Nationale des Sports en Milieu Rural). Et alors que les pratiquants des AMP sont ‘anecdotiques’ au sein de la FFKDA (Fédération Française de Karaté et Disciplines Associées), voilà qu’ils majoritaires à la FNSMR. C’est donc tout naturellement qu’ils sont mis en avant par le CNAM, qui confia la direction de ce premier stage à un pionnier, Didier Trinocque, qui fut notamment le professeur de JKD d’un certain Thomas Roussel.

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Un stage qui se concentra volontairement sur le travail des bases en Solo Baston et Doble Baston, afin de proposer un socle commun aux instructeurs et pratiquants présents dans la salle. Des bases solides, riches, ludiques qu’il fut plus qu’agréable de découvrir ou de redécouvrir.

Les AMP sont bien là et pour longtemps, conservant et renforçant leur position dans le paysage des arts martiaux en France. A n’en pas douter, les autres mois du calendrier n’ont qu’à bien se tenir…

09
Juin
14

Stage Multi-Styles — Association Alchimie, Vallée de l’Hérault, Juin 2014

Cette seconde édition du Stage Multi-Styles organisé par l’Association Alchimie confirme ce qui pressentait déjà lors de la première. Il s’agit d’un événement en passe de devenir incontournable dans le monde des Arts Martiaux du Sud de la France. Deux jours de plaisir, de découverte, d’échange et de travail dans un cadre magnifique.

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On ne s’étonnera pas que les quarante places disponibles cette année furent promptement réservées, et qu’il ne fut pas nécessaire de déployer une quelconque communication extérieure aux écoles des intervenants invités. Mais, m’est avis que les places pour la troisième édition, qui se prépare déjà, vont être chères.

J’ai pour ma part la chance d’avoir été invité à participer et intervenir pour la seconde année consécutive. Et, c’est accompagné de quatre de mes élèves que j’ai pris la route de Montpellier à Aniane où nous avions rendez-vous pour 10h du matin en cette matinée ensoleillée du samedi 31 mai.

Ce qui frappe dès l’arrivée et ne cessera de nous émerveiller durant tout le séjour est la qualité de l’organisation déployée de mains de maître et maîtresse par Stéphane et Sophie, nos hôtes. Alors que les stagiaires arrivent par petit groupe, on nous offre café et petits gâteaux, on nous glisse un programme du week-end, on règle les derniers points administratifs, le tout avec un chaleureux sourire. 9 intervenants différents, 40 participants, 3 lieux de stage, 1 apéritif puis 1 repas, puis 1 petit-déjeuner… autant de raison de stresser… et pourtant c’est avec une grande aisance que nos hôtes accueillent et renseignent chacun. Les intervenants se voient offrir un t-shirt noir célébrant cette édition du stage, alors que trois jeunes gens en arborent de couleur bleu. Ils seront nos guides. Ces trois membres de l’association alchimie secondent Stéphane et Sophie. Leur mission : guider et renseigner les participants qui en exprimeraient le besoin.

Nos tentes, plantées aux milieux des oliviers, sont déjà montées. Les tickets de parking sont déjà payés. Du pain frais nous attend à chaque intermède gastronomique (je pourrais faire un article seul sur l’houmous et les confitures maison). L’eau est fraîche, le café toujours chaud… nous pouvons nous concentrer sur les arts martiaux.

Chaque intervenant dispose d’une heure et demi / deux heures pour partager son art martial, avant de réintégrer les rangs des participants et profiter de la proposition de l’intervenant suivant.

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C’est Philippe Arellano qui ouvre cette session avec un cours de Shaolin Kung Fu. Après un solide échauffement, il nous propose un court Ji Ben Gong (exercices traditionnels de base) qu’il amènera jusqu’aux applications à deux, en percussions ou en projections et amenées au sol. J’avais eu un aperçu du travail de Philippe en Shaolin lorsqu’il intervient pour des ateliers de Chin Na en nos murs, et c’est un réel plaisir de pouvoir profiter de toute une séance. Inévitablement, je me prends à rechercher les parentés avec ma pratique du Wing Tsun, tout en savourant les différences.

Nous quittons la salle des fêtes d’Aniane, pour déjeuner sous les arbres, non loin de la plage du Pont du Diable.

Après la pause, Raphaël et son assistant nous invitent à nous saisir d’un long bâton pour une séance de Bozendo, art martial qui fait la synthèse d’influences chinoises et japonaises. A partir de quelques manipulations, frappes simples et leurs contres, Raphaël construit tout une série d’exercices ludiques, qui malgré notre inexpérience dans cet art nous trouvent vite pris au jeu. Pour finir les deux instructeurs nous offrent très belle démonstration de leur kata avancé à deux, d’autant plus maîtrisée que le sol de galet est traître.

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Juste le temps de se rafraîchir, et c’est au tour de Stéphane Valleix qui nous propose cette fois un travail au couteau. Dans un premier temps nous révisons les angles de coupes et de piques disponibles au couteau pour ce premier cours d’Eskrima de la journée. D’abord dans le vide, puis en dynamique, en entrant et sortant avec un partenaire. Il élabore ensuite la découverte d’un drill (éducatif à deux) en compte trois, à la fois complexe et accessible. Forts de cette fluidité et du goût du jeu acquis, nous terminons par des enchaînements et des finalisations sur partenaire.

On enchaîne avec Olivier Jouanne, qui nous fait découvrir des exercices de Pocket Stick tirés du style de Kali Pekiti Tirsia. Après avoir goûté à l’efficacité du couteau c’est à ce petit bout de bois de 12cm de long de nous surprendre par sa pertinence et sa versatilité. De drill en drill (Hubud Lubud et variantes), nous expérimentons percussions, contrôles et amenées au sol. Malgré la fatigue qui commence à se faire sentir, Olivier réussit à nous capter jusqu’à la fin, même si les dernières minutes furent un peu… dissipées.

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Certains vont profiter d’une petite baignade, d’autres comme nous rejoignent leur ‘camp de base’ pour se rafraîchir un peu et se changer avant de rejoindre les abords de la Grotte de Clamouse pour l’apéritif. Une soirée très conviviale entre intervenants et participants restés pour l’occasion, où nous glisserons doucement sans réelle transition vers le repas échangeant anecdotes d’arts martiaux, de voyages ou de lectures. Bercés par le son de l’eau qui nous provient des gorges de l’Hérault, choyés par la douceur d’une nuit du Sud au premier jour de juin qui s’annonce, on en oublierait presque que demain un longue journée d’entraînement nous attend.

Surtout quand les rossignols décident de chanter toute la nuit… sous les oliviers…

Le temps est magnifique en ce dimanche matin, beau mais pas trop chaud. Tant mieux, car mes camarades vont commencer par la séance de Parkour par une petite course en extérieur avec Thomas et son équipe. Charles commentera plus tard : ‘Merci à Thomas, qui nous a rappelé que dans la pratique des arts martiaux nous pouvions… courir’. Pour ma part, la blessure au genou que je me traîne depuis plusieurs semaines m’a disqualifié pour le parkour et j’ai préféré aller aider au rangement de la salle du dîner du soir précédent. Il faut dire que l’on se sent un peu coupable de ne pas aider face à temps de bonnes choses qui sont déployées pour vous. Je retrouve mes compagnons bien épuisés mais heureux une heure et demi plus tard, devant un solide petit déjeuner.

Puis nous entrons à nouveau dans la salle des fêtes d’Aniane, pour le cours de Penchak Silat de Charles Deprez. J’avais déjà pu l’expérimenter lors d’un stage de Fisfo, au Penchak Silat on s’échauffe en se tapant dessus. C’est le moment où vous regrettez un peu d’avoir cédé à la dernière tartine de pain de campagne et confiture de fruits rouges. Ceci mis à part, j’apprécie vraiment beaucoup le travail du Silat et les grandes qualités d’instructeur de Charles me font vraiment regretter qu’il soit sur Paris. Avec l’enchaînement de tout ces styles différents on est à même d’en percevoir plus clairement les proximités (de filiation ou de logique corporelle) et les spécificités. Et Charles le premier de rappeler les concepts vu en Shaolin, en Eskrima ou en Parkour. La tête haute, le regard loin… le déplacement en triangle pour sortir de l’axe… Et tous ceux d’entre nous qui pratiquent le Panantukan (travail à mains nues de l’eskrima) de faire le parallèle avec les enchaînements proposés. Enfin c’est au stage de l’année dernière, et au cours de savate défense, que Charles emprunte une consigne de son dernier exercice… physique et ludique… quand il faut rejoindre une bouteille de plastique posée dans la salle en se sortant de l’assaut de deux adversaires simultannés.

Et nous voilà repartis sous les frondaisons, pour le repas de midi, à l’abri d’un soleil trop enthousiaste.

J’ouvre cette dernière demi-journée avec mon intervention en Wing Tsun. Le terrain est peu propice aux grands déplacements glissés, et je suis prudent avec mon genou, j’ai donc anticipé un cours dont l’essentiel des déplacements seront des pivots. Je choisis donc de faire travailler coordination, simultanéité et fluidité. Après quelques répétitions de mouvements de base dans le vide, en guise d’échauffement spécifique, nous attaquons un travail à deux. Tout d’abord une application de quatre défenses/contre-attaques simultanées contre un enchaînement d’attaques au corps, puis un drill plus avancé.

Je cède ensuite la place à Laurent Sarrey, qui nous propose cette année de travailler en Kali Silat avec le Sarong, pièce de tissu utilisée comme jupe ou en bandoulière pour porter enfant ou charge dans de nombreux pays du sud-est asiatique, mais aussi comme arme (ou outil de défense). Tout comme nous n’avions manqué ni de bô, ni de couteaux, ni de pocket sticks, les organisateurs ont bien sûr veillés à ce que chacun puisse avoir un sarong (cousu main) pour l’occasion. Et nous voilà, sur la base de drills de kali qui commencent à nous être familiers, à intégrer ce nouvel outil, d’abord pour finaliser des contrôles avec étranglement. Puis nous travaillons directement avec le sarong entre nos mains, pour des saisies, des contres ou des amenées au sol. Enfin nous expérimentons les frappes avec le sarong, à l’instar des batailles de serviettes mouillées.

Pour clôturer ce stage, Olivier nous fait découvrir le Kalaripayat, art martial indien que la plupart d’entre nous ne connaissent que de nom. Après une brève mais instructive présentation de son art, Olivier nous entraîne dans un échauffement assez exigeant physiquement, dont les fameuses pompes du kalaripayat. Puis il nous fait travailler un exercice de déplacements des plus intéressants qui se transforment rapidement en drill à deux auquel il rajoute bientôt un travail des mains. Très ludiques et pointus, ces exercices ne manquent pas de nous parler de Shaolin comme de Kali. Une boucle est bouclée. Et nous finissons par des étirements eux aussi très exigeants mais tout aussi intéressants.

Il est dimanche 18h, nous sommes rincés et pourtant impatients des prochaines occasions de travailler ensemble.

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Vous l’aurez compris l’Alchimie a parfaitement fonctionné ! Et l’on ne peut encore que féliciter Stéphane et Sophie pour le travail titanesque qu’ils ont fourni en amont et pendant tout le déroulement de ce stage, pour la pertinence du choix et de l’agencement des interventions, et pour leur gentillesse et leur disponibilité.

Le site web d’Alchimie Association

Un grand merci aussi à Antoine Naudet, photographe professionnel qui a couvert l’événement tout le week-end, et dont certains clichés illustrent cet article.

Le site web d’Antoine Naudet

05
Avr
14

Stage Découverte Kali Eskrima, Bouillargues 05 avril 2014

Beaucoup de pratiquants d’arts martiaux critiquent, et souvent à raison, le fonctionnement fédéral ou le fait de devoir appartenir à une fédération.

Il y a des dérives, certes. Il y a des contraintes… et parfois des couacs ou des à priori, notamment quand il s’agit des Disciplines Associés venues se ranger dans une fédération avec une Discipline Principale (que ce soit le Karaté ou le Judo, ou autre), qui peut sembler sans rapport.

Je voudrais pour ma part conter ici les réussites, les belles rencontres et les échanges. Car nous partageons une passion commune pour les Arts Martiaux. Et LE RAPPORT il est déjà là.

J’ai eu l’occasion il y a deux ans de sympathiser avec mes camarades de banc dans la classe du Diplôme d’Instructeur Fédéral, essentiellement des gradés de Karaté Shotokan. Nous étions peu nombreux à représenter les disciplines associées (Karaté Contact, Nihon Tai Jutsu,…), et j’étais le seul représentant des Arts Martiaux du Sud Est Asiatique. Autant dire qu’avec ma tenue noire au milieu de tant de kimono blancs, je me sentais un Dark Vador entouré de Storm Troopers (la comparaison s’arrête là, aucun jugement de valeur).
Je garde un excellent souvenir de ces 9 jours de formation, et d’excellents contacts avec mes camarades.

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Parmi eux Erick, professeur et pratiquant émérite qui enseigne au club ALB de Bouillargues, à deux pas de Nîmes. Nous nous voyons peu mais toujours avec un grand plaisir. Et c’est lors de l’une de ces occasions qu’Erick m’a proposé de venir animer un stage dans son club afin de faire découvrir le Kali Eskrima à ses élèves. Une invitation plus que sympathique et enthousiasmante que je me suis empressé d’accepter, restait à faire coïncider nos agendas respectifs (fort chargés 😉 ).

Me voilà donc en ce samedi 05 avril 08h du mat’, parti de Montpellier avec mon assistant, un sac plein de bâtons de rotin et de couteau d’entraînement dans le coffre.

Nous sommes accueilli dans un très beau dojo — et je m’émerveille toujours des efforts que font les petites municipalités pour développer et soutenir les activités sportives, même moins ‘télévisuelles’, en comparaison du désintérêt des grandes agglomérations (excusez… petite grogne personnelle). Un très beau dojo donc, qui se remplit bien vite d’un peu moins d’une trentaine de participants avec une bonne parité (bien mieux qu’en politique) et une variété d’âges. Des participants venant essentiellement du club de Bouillargues et de celui de Vauvert, et, m’indiquera Erick, parmi lesquels un grand nombre de ceintures noires.

J’avoue avoir beaucoup réfléchi, entre deux discussions préalable avec Erick, au contenu et au déroulé du stage. Nous nous étions mis d’accord sur un format d’environ 3 heures. Et je voulais ce stage à la fois riche, afin de permettre aux participants d’avoir une bonne vision d’ensemble de notre discipline, mais aussi participatif et accessible. Hors de question de présenter une multitudes de techniques rocambolesques (en suis-je même capable ?), ou de se concentrer sur une seule. Un défi digne de la confection d’un repas pour des invités que vous n’auriez jamais reçu.

J’ai finalement choisi de présenter deux modules :
1) Solo Baston (simple Bâton)
2) Mains nues contre Couteau
qui se suivaient dans une progression pédagogique, afin que le ‘compris’ dans le premier module puisse servir de socle dans le travail du second.

Mais en préambule, l’échauffement spécifique allait me permettre (c’est souvent le cas en Eskrima et Jeet Kune Do) de faire travailler en dynamique (et transpiration) les postures et déplacements utiles pour la suite, avec une insistance sur le travail du triangle et du demi-pas.

C’est un groupe très attentif et réceptif que j’avais la chance d’avoir comme interlocuteur. Et bien que les exercices s’enchaînaient et se compliquaient, ils travaillaient avec enthousiasme et une certaine réussite. Mon assistant et moi naviguions entre les binômes pour apporter ça et là une correction opportune, sans constater de grosse difficulté. Et ceux qui pratiquent savent combien changer de posture ou de principes, ajouter une arme quand on travaille essentiellement à mains nues, peut être perturbant.

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C’est donc avec plaisir — pour moi notamment, mais pour eux aussi certainement — que tous sont parvenus à désarmer leur assaillant après 1h30 de pratique du Solo Bâton. Puis, en fin de module au Couteau, chacun à pu désarmer son partenaire, enchaîner des frappes et finaliser avec un contrôle… un enchaînement que nous proposons notamment au passage de ceinture noire.

Les karatékas gardois ont donc fait un très bon accueil à cette nouvelle discipline au nom étrange. Je les remercie pour leur ouverture d’esprit et leur curiosité, leur enthousiasme. Je les remercie aussi pour leur convivialité qui s’est illustrée dans le repas qui a suivi.

Un grand merci à Erick pour son invitation et la qualité de l’organisation. Nous trouverons l’occasion de lui rendre la pareille.

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PS : Vous comprenez maintenant pourquoi j’ai choisi mon introduction sur les fédérations… car elles permettent aussi que de tels événements enrichissants aient lieu.

01
Déc
13

Organisation de Stages — Complément Pédagogique

I. Introduction

Organiser un stage, à l’instar de toute manifestation sportive, représente une somme de temps, de travail, un budget, du stress… Alors, pourquoi s’embarrasser de ce surcroît de charges ?
Un responsable de club, un instructeur, doit déjà le plus souvent assurer et gérer des cours hebdomadaires, qui eux-mêmes s’ajoutent généralement à une activité professionnelle principale.

Pourtant après quatre saisons à diriger et animer le club AWTEA de Montpellier, je réalise que l’organisation de stages fait partie intégrante de la construction, de la planification, de ma saison. Une ‘stratégie’ qui s’affirme et s’affine un peu plus chaque année. Il convenait donc que je m’interroge sur cette démarche, presque addictive…

Le présent article va tenter de développer plusieurs réponses à cette question, pourquoi organiser des stages ? Ou pour être précis, pourquoi j’organise des stages ? Ce qui passera forcément par l’étude du comment.

Tentons d’abord de nous accorder sur la définition de notre sujet. Et voyons dans un premier temps ce qu’en dit le dictionnaire Larousse :

Stage n.m. (latin médiéval stagium, de l’ancien français estage, séjour). 1. Période d’études pratiques exigée des candidats à l’exercice de certaines professions libérales ou publiques. 2. Période pendant laquelle une personne exerce une activité temporaire dans une entreprise ou suit des cours en vue de sa formation.

Nous retiendrons, les mots : séjour, période, études pratiques, temporaire et formation. Dans la définition du stage, les notions de lieu (de déplacement physique, de changement d’environnement), de temps (limité) et de formation sont donc essentielles.
Pour le cas qui nous intéresse, voici donc les contours de notre sujet : un stage est un événement fixé à une date précise, pour une durée particulière, dans un lieu donné où un intervenant extérieur, vient proposer un enseignement sur une thématique ou des thématiques précises en vue d’apporter aux stagiaires un complément de formation.

La participation à un (des) cours hebdomadaires étant déjà en soi une formation pratique, nous nous intéresserons particulièrement à ce qui distingue le stage au niveau pédagogique, et à en souligner les atouts.
Un certain nombre de pratiquants et d’enseignants s’accordent sur l’idée que la participation à un stage équivaut à plusieurs semaines de cours hebdomadaires. Si cette assertion est exacte il y a très certainement là un apport évident pour les participants. Mais celui-ci est-il équivalent pour les élèves et pour les instructeurs de l’école… ?

II. Stages : Un Intervenant Extérieur

Le but d’organiser un stage est essentiellement d’apporter aux participants (d’amener jusqu’à eux) une compétence supérieure (haut gradé) ou différente (autre style), voire les deux. C’est ce qui fait l’attrait du stage… le nom en haut de l’affiche, comme chante Charles Aznavour.

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Une ‘pointure’

On a donc un premier élément qualitatif évident. Le stage est l’occasion de travailler avec ‘une pointure’.
Il, ou elle, peut être le fondateur de l’école, un champion médaillé, un haut gradé reconnu, un expert en titre… Autant d’éléments que l’organisateur mettra, plus ou moins subtilement, en avant :

Guro Thomas Roussel, Kali Eskrima Full Instructor / Champion du Monde / double Champion d’Europe World Eskrima Kali Arnis Federation / Expert Fédéral AMSEA / 5e Dan FFKDA

Sifu Fabrice, Directeur Technique National Ecoles AWTEA, Professeur Kali Eskrima, Technicien Wing Tsun Kung Fu

Michel Rozzi, Instructeur Senior Jeet Kune Do & Kali Eskrima, Expert Fédéral AMSEA, 4e Dan FFKDA

Ces instructeurs chevronnés apportent, par leur expérience et leur niveau, une compétence, une technicité qui ne sont normalement pas disponibles au sein de l’école. Le contenu du stage en est donc valorisé.
Leur maîtrise de leur art leur permet d’aborder et de développer des exercices et des sujets que les instructeurs ‘locaux’ ne connaissent pas ou évitent d’enseigner, car ne se les ayant pas encore appropriés. Le stage est alors une opportunité de ‘voir au-delà’.

Un professeur d’un autre style

C’est aussi une opportunité de ‘voir ailleurs’.

Lors de ma participation à un stage fédéral, j’avais été marqué par la définition du Shu-Ha-Ri explicitée par Senseï Hiroo Mochizuki. Il insistait notamment sur le Ha, la nécessité pour progresser dans sa propre pratique de regarder ce qu’il y a autour, de s’ouvrir, de sortir de sa coquille.

En un temps où fleurissent les écoles et les arts martiaux qui se définissent comme ‘complet’, ‘meilleur’, ‘plus efficace’… il est aussi bon de s’injecter une dose d’humilité.

C’est pourquoi il me semble important d’offrir à nos élèves l’occasion de découvrir d’autres styles/disciplines, parfois parentes comme le Jeet Kune Do ou le Silat, ou transversales comme l’étude des Chin Na.
Nous avons notamment intégré à notre saison une série de huit ateliers annuels animés par Philippe Arellano, professeur de Kung Fu Shaolin et Tai Ji Quan, sur le thème des Chin Na, techniques de saisies et de contrôles qui peuvent s’adapter à notre pratique du Wing Tsun.

On peut parfaitement envisager d’étendre cette ouverture vers la découverte d’autres disciplines orientées self-defense comme le Krav Maga, le Systema, ou la Canne Irlandaise… ou de disciplines ‘adaptées’, notamment orientées vers un public souffrant d’un handicap.

Une pédagogie différente

Cet enseignant invité apporte donc un contenu différent, mais pas seulement, il dispose et propose aussi sa pédagogie, sa propre façon de construire et d’exprimer l’enseignement de son art.
Outre la technicité et les corrections qui seront plus élevées, plus détaillées — le fond —, il en va de même pour l’expression et la présentation — la forme. Et cette confrontation à une pédagogie différente, notamment de la routine bien rodée du cours hebdomadaire, peut dérouter comme éclairer.

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Ainsi ce n’est pas uniquement la nouveauté qui prend valeur, mais l’exercice habituel qui, abordé sous un autre angle, avec d’autres mots, prend de nouvelles couleurs, pose de nouvelles problématiques ou s’offre entièrement après ne s’être que, si souvent, laissé approché.

III. Stages : Un Format

La plupart d’entre nous sommes aujourd’hui rodés, en tant qu’élève puis en tant qu’enseignant, à un cours d’une durée comprise entre 1 heure et 2 heures, avec un schéma assez consensuel : échauffement/condition physique — corps principal — fin de cours. Ce cours sera d’ailleurs l’occasion de d’aborder un thème sous l’angle de trois ou plus exercices.
Le format d’un stage apporte une problématique pédagogique différente.

Une durée ‘étendue’

Un premier réflexe est de prévoir un stage long… après tout vous faites déplacer une ‘pointure’, c’est pour en profiter ! Mais évidemment cela ne se pose pas en termes aussi simples.

Cette durée dépend de plusieurs paramètres : la disponibilité de l’intervenant, la disponibilité de la salle et les moyens financiers engagés. D’ailleurs, ces deux derniers éléments étant plus du ressort de l’organisateur, c’est souvent lui qui fixe le format du stage — ce qui induit une adaptation de l’intervenant. C’est à dire que la construction de son programme n’est pas de son seul fait mais doit tenir compte du créneau fixé pour le stage par l’organisateur, tout comme il devra tenir compte du public concerné et des attentes de l’organisateur.

Entre 3 heures et 8 heures, sur une demi-journée ou deux jours (voire une semaine), avec parfois une coupure déjeuner, le stage se présente sous des formats variés, presque tous différents du cours hebdomadaire. On distinguera d’ailleurs par le terme atelier, le stage dont le format s’apparente à celui d’un cours.

Cet état de fait implique une construction différente, tenant compte de l’intensité de l’effort, de la concentration et de l’intérêt à conserver chez les participants. Enchaîner six heures de stage intensif avec un légère pause pour se sustenter est possible… pas toujours souhaitable.
Avec l’expérience, un bon compromis est un format de 2×4 heures réparties sur 2 jours. On peut ainsi proposer un travail varié, approfondi, sans atteindre un seuil de saturation qui ferait perdre aux participants leur investissement dans l’effort et leur concentration. La coupure nocturne permet aussi une meilleure acquisition des techniques travaillées.

Une variété de thèmes

Ce format ‘étendu’ permet de proposer lors d’un même stage plusieurs thématiques. Tel un enchaînement de plusieurs cours, l’on va pouvoir optimiser la présence de l’intervenant qualifié.
Comme nous l’avons abordé plus haut, cette programmation répond généralement à une demande de l’organisateur. Lors de la phase de préparation du stage, une fois le créneau horaire établi, mon invité me demande si j’ai une idée des sujets que je souhaite voir traités. Le stage, loin d’être un événement isolé, s’inscrit dans une saison sportive et ses cycles. Selon la période de l’année où il va se dérouler, et donc l’avancement du programme, selon le public plus ou moins large auquel il va s’adresser, selon les sujets déjà traités lors de stages précédents, la réponse pourra grandement varier. Le format du stage permet en effet une souplesse et de s’adapter à l’envie ou aux besoins du club.

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Ainsi, on peut concevoir un stage comme un zakouski, un stage ‘dégustation’ permettant de découvrir les différentes facettes de l’art d’un instructeur et de s’essayer aux différents aspects d’une discipline.
Ou, l’on peut recentrer sur un seul sujet afin de l’approfondir, éventuellement de l’aborder sous plusieurs angles. Ce sera notamment le cas de stages qui visent à une préparation de passage de grade ou de compétition, et s’adressent généralement à un public plus averti.
Je noterai notamment que si la première forme fut durant les deux premières années plébiscité par les participants, la demande est aujourd’hui plus orientée vers la seconde forme, signe certain d’une évolution en technicité de ces mêmes participants. De curieux, ils deviennent exigeants.

IV. Stages : Une Ouverture

Nous l’avons vu, un stage est l’occasion de s’essayer à une discipline différente et d’accueillir un professeur et son assistant venus d’une autre école. Ouverture donc, du club et des participants vers une pratique différente, et vers des enseignants. Une ouverture qui se conçoit dans les deux sens.
D’abord par le fait d’accepter l’invitation. Cela peut paraître anodin — on pourrait en effet penser que seuls les notions d’ego ou d’argent entrent en jeu ici. Pourtant, tous ces instructeurs insistent sur leur choix de venir travailler avec nous, et de revenir, pour l’esprit et l’ambiance que nous donnons à ces événements.
Ensuite, si les participants doivent, par rapport à leur pratique usuelle, s’adapter au travail et à la méthode de travail proposée, de même l’intervenant adapte son programme, sa méthode et son discours.
Un exemple flagrant est celui de Sifu Philippe Arellano. Ce professeur de shaolin, disciple de maître Shi De Cheng, avait eu l’occasion de nous proposer lors de la saison 2011-2012 deux stages d’initiation aux techniques de Chin Na. Pour la saison 2012-2013 nous avons choisi d’étendre notre collaboration et opté tous deux pour une série d’ateliers mensuels et progressifs. Sifu Philippe a alors demandé à l’un de élèves, pratiquant aussi le Wing Chun, de l’assister pour préparer chacun de ces ateliers. Il présente ainsi au groupe de nos élèves qui suit ses stages, un travail de Chin Na adapté à leur forme de corps, faisant fréquemment référence aux techniques que nous enseignons et à nos Taos spécifiques.
S’adapter au public, faire référence aux techniques qu’il connaît pour établir des ponts avec leur enseignement est une facilité qui vient à tous les instructeurs qui nous visitent.
Faisant preuve généralement d’une grande culture martiale, et sans dénaturer les exercices proposés, ils n’hésitent pas à compléter leurs explications en utilisant un vocabulaire (et l’on sait l’importance de la terminologie dans chaque art martial) plus familiers aux participants, et pas seulement pratiquant de Wing Tsun, mais aussi de Karaté, Tai Jitsu, ou Qwan Ki Do…

Car le principe du stage ‘ouvert’ est aussi d’accueillir tous les pratiquants, confirmés ou débutants qui souhaitent profiter de ce moment privilégié de formation et d’échange.
Bien sûr tous les stages ne peuvent pas être ouverts. Mais, en faisant exception des stages instructeurs et des passage de grade, j’ai souhaité que l’accès aux événements que nous organisons ne se limite pas aux seuls membres du club. C’est ainsi que régulièrement nous accueillons des représentants d’autres disciplines comme le Pencak Silat, le Krav Maga, le Qwan Ki Do, l’Aito, le Yoseikan Budo, le Jeet Kune Do ou le Shaolin Kung Fu…
A cela s’ajoutent les membres et instructeurs des autres écoles AWTEA qui participent régulièrement à nos stages, particulièrement en provenance de Perpignan ou Toulouse.
C’est aujourd’hui près d’un tiers des participants de chacun de nos stages qui est extérieur au club de Montpellier, soit près de 8 personnes sur une moyenne de 24.
Si leur présence participe de la réussite de l’événement en terme proprement quantitatif, ils sont aussi une richesse qualitative. D’autant que force est de constater que la plupart sont des instructeurs reconnus de leur propre discipline. Le temps du stage devient alors un moment d’échanges. Autour d’un travail commun, souvent nouveau pour les deux partenaires, ils vont apprendre à se connaître et à apprécier une forme de corps différente, une utilisation spécifique de la souplesse ou de la force, comparer et partager. L’acquisition des connaissances ne se limite pas alors à celles apportées par l’intervenant principal, mais aussi à celles nées de ces rencontres, humaines et martiales.

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Le monde fermée de l’école, avec son risque de culture de l’illusion et de l’ego, à trop pratiquer seulement entre nous, s’ouvre et se confronte à l’extérieur. Il se montre et se dévoile aussi, en confiance, gagnant humilité et réalisme. Et ce dans un contexte des plus convivial.

V. Apport pour les élèves

On est en droit de s’interroger de la pertinence des stages comme apport supplémentaire à une saison de cours hebdomadaires bien structurés, en partant du présupposé qu’ils le sont.

Participer à un stage est d’après moi un signe de l’investissement de l’élève. Non que l’on puisse aucunement juger les absents, qui ont souvent une bonne raison de ne pouvoir venir. Mais l’élève qui est présent à la majorité des stages fait montre d’une forte volonté d’apprendre et d’une confiance dans l’animation du club. Il accepte de sortir de la ‘routine’ des cours hebdomadaires pour faire des ‘heures supplémentaires’. Et force est de constater que c’est un pari gagnant, car ce sont ces élèves qui progressent le plus vite, mais aussi reconduisent leurs inscriptions d’année en année (un pari gagnant donc aussi pour l’organisateur).

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Le stage est un temps de travail supplémentaire

Il est une opportunité de s’entraîner et de progresser en pratiquant plus.
Mathématiquement tout d’abord, le nombre d’heures de stages proposées est considérable, avec près de 25% du total des heures de formation cette saison.

Mais aussi par son format, il impose un rythme et une immersion dans la pratique et l’art martial plus intense. Le caractère ‘exceptionnel’ du stage permet d’autant plus cet engagement du participant. Et, par cette mobilisation de l’énergie et de la concentration, il induit un temps d’apprentissage optimisé.

Le stage met à la disposition de l’élève un enseignement supérieur

Nous l’avons vu, le choix des intervenants invités se fait sur la base de leur savoir théorique (connaissance de l’art martial, connaissances pédagogiques) et de leur savoir pratique (technicité, forme de corps,…) susceptibles d’être un plus à ce que les instructeurs de l’école peuvent apporter au quotidien.
Ils vont ainsi pouvoir présenter et diriger de nouveaux exercices, verbaliser et démontrer différemment des concepts, compléter et détailler des connaissances déjà acquises.
Cette rencontre et les échanges qui y prennent place sont aussi pour l’élève participant une motivation pour sa pratique et sa progression. Les qualités martiales mais aussi la disponibilité des intervenants sont en cela essentielles.

Le stage est aussi l’occasion de sortir des programmes. A titre exceptionnel, l’élève peut goûter à un travail plus technique que son niveau. Ce qui serait prématuré normalement, devient licite le temps d’une après-midi, correctement dirigé. Cette initiation, cette découverte, en faisant ressentir par la pratique les étapes futures dans l’apprentissage de l’art martial, renforce l’enthousiasme, la patience et la persévérance. La progression par degrés, les répétitions, la frustration parfois de ne pouvoir avoir accès à certains outils sans une forte base préalable (Tao avancé, Mannequin de Bois, Couteau…), se trouvent justifiées, acceptées, par l’aperçu que peut donner le stage. C’est une récréation studieuse.

Le stage, un contexte différent dans le rapport élève/instructeur

Sous la direction d’un intervenant extérieur, élèves et instructeurs de l’école se retrouve souvent à travailler ensemble, à échanger plus librement. Dans un contexte convivial, l’élève dispose alors de cet ‘aîné’ pour lui tout seul. Il bénéficie de ses conseils et de son aide pour résoudre, en équipe, le problème commun posé par un exercice inconnu ou non maîtrisé.
Sur certains thèmes, il pourra aussi se tester contre son instructeur, ou faire partie de son équipe. Le stage ‘Initiation Stickfighting Sportif’ en fut notamment l’occasion. On retrouve un peu là l’esprit des matchs élèves/professeurs qui clôturaient nos années scolaires, participant du maintien de la bonne ambiance et de la cohésion de l’école.

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Le stage offre l’occasion d’accueillir d’autres pratiquants

Cette ouverture, occasion d’un échange riche et profitable, participe de l’évolution de l’élève.
Après avoir intégré un groupe, s’être habitué à travailler avec ses partenaires au sein de son école — avec tous les paramètres de confiance et de respect que nécessitent nos pratiques faites de contacts physiques — on crée une ‘brèche de sécurité’ en invitant de nouveaux joueurs dans notre espace. Mais c’est une brèche maîtrisée, dans un contexte toujours sûr, qui permet facilement d’aller vers l’autre, de découvrir ses différences et ses similitudes, et de se découvrir soi-même. Ainsi, les élèves pourront-ils plus aisément faire la démarche inverse, et aller aux stages organisés par d’autres écoles ou stages fédéraux, et sortir du nid pour mieux grandir.

Nos stages sont aussi le moment privilégié de l’établissement et du renforcement de liens avec élèves et instructeurs des autres écoles AWTEA. L’appartenance à une même structure devient alors concrète. Les échanges entre écoles tout au long de la saison s’en trouvent améliorés et nos élèves n’hésitent pas à rendre visite à nos camarades lors de déplacements ou de déménagements, certains d’y trouver une communauté de pédagogie et d’ambiance.

VI. Apport pour les instructeurs

Par beaucoup d’aspects, les instructeurs de l’école bénéficient des éléments déjà évoqués. Néanmoins, il me semble nécessaire d’en détailler certains.

Formation Technique

Bien qu’ils ne soient pas tous assidus, une école de 80 élèves mobilise énormément l’énergie et l’attention de l’encadrement, lui laissant peu d’espaces pour sa pratique personnelle. Le temps du stage offre l’occasion de redevenir élève. D’abord parce qu’un autre est en charge. Ensuite parce que cet intervenant est à même de proposer un matériel nouveau ou du niveau de progression de l’instructeur.
L’investissement croissant de mon équipe et son besoin d’acquérir plus de techniques, d’enrichir leur pratique, pour mieux répondre au défi posé par une demande toujours plus importante des élèves, m’a amené depuis 2012 à organiser des sessions spécifiques pour les instructeurs.

Formation Pédagogique

Mais, même lors d’un stage plus classique, l’instructeur, ne se positionne pas seulement en tant que pratiquant mais aussi en tant qu’enseignant. Fort de sa meilleure connaissance de l’art, il est dans l’observation et l’acquisition de techniques, d’exercices. Il enrichit ainsi sa palette.
Mieux encore, il profite de l’expérience d’un professeur plus aguerri. On est aussi là dans l’observation et l’acquisition de pédagogie.

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C’est d’autant plus vrai, quand il doit assurer le rôle d’assistant de l’intervenant. Il est alors au cœur de la pédagogie, tout en mobilisant une grande capacité de concentration et d’adaptation. Objet d’attention, il doit correctement servir un exercice dont il découvre le déroulé au fur et à mesure. C’est évidemment une expérience très formatrice et enrichissante.

L’organisateur

Soucieux d’atteindre l’ensemble de ces objectifs, la réflexion sur les stages qui vont être proposés tout au long de la saison s’engage dès la saison précédente. Il ne s’agit pas seulement de l’opportunité d’inviter tel ou tel professeur confirmé, mais bien d’intégrer les stages dans l’ensemble du programme de l’année sportive.
Les paramètres budgétaires, de rythme, de fréquentation (vacances, compétitions nationales, etc…) et surtout d’harmonisation avec les cycles des cours sont à prendre en compte.
En tant qu’organisateur je dois donc considérer les stages comme des éléments à disposer avec discernement dans les cycles pédagogiques de l’école. Ils sont à part entière des outils que je dois optimiser. Je vais par exemple placer un stage à la charnière entre un sous-cycle ‘développement des Acquis’ et un sous-cycle ‘Enrichissement des Acquis’.
On l’a vu, le format du stage et son contenu font aussi partie de mes prérogatives. Tel un traiteur, l’invité me consulte sur ce que je souhaite servir à mes convives. Je suis donc associé pleinement au processus de construction pédagogique du stage. Ce qui pousse plus loin encore la réflexion sur la pertinence des thèmes qui vont être travaillés par rapport à l’avancement de la saison, tout en tenant compte des différents niveaux d’élèves présents.

Je bénéficie bien sûr grandement de ce travail dans mon apprentissage continu en tant qu’instructeur. L’organisation des stages m’oblige à avoir une vision globale de l’école et à faire une évaluation régulière de ses besoins, tant récréatifs que techniques.

VII. Apports pour le Club

Un club vivant

Nos disciplines se prêtent peu aux compétitions. La Coupe de France de Kali Eskrima organisée en mai 2013 par la FFKDA fut une première en France. Cet état de fait est peu propice à la confrontation, amicale et sportive, à l’extérieur.
L’organisation de stages est une solution concrète pour sortir de cet enfermement, qui rend l’école, à terme, statique.
les stages participent de la vitalité du club : en permettant aux instructeurs de se former régulièrement, et donc en enrichissant le matériel disponible ; en apportant de la variété, en ponctuant les rythmes des cours ; en s’ouvrant vers des rencontres et des échanges…
Ils font partie de l’animation du club et en donnent une image positive tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Une visibilité nationale

De stage en stage, la notoriété du club augmente. La qualité de son accueil et de son organisation, la motivation et l’enthousiasme des participants, sont aujourd’hui reconnus. Ce qui nous permet d’établir des contacts avec de plus en plus d’intervenants potentiels mais aussi de clubs, susceptibles de venir nous visiter à ces occasions.
Chacun de ces événements est une occasion d’apparaître sur les forums consacrés aux arts martiaux, les sites spécialisés, et les sites fédéraux.
Les compte-rendus et photos du stage viennent ensuite enrichir notre site internet, participant de son succès.

Les stages forment donc aussi une excellente publicité pour le club.

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24
Nov
13

Stage Kali Eskrima dirigé par Thomas Roussel, Montpellier, Novembre 2013

Guro Thomas Roussel (Kali Eskrima Full Instructor, Champion du monde d’eskrima sportive, 5e dan FFKDA, expert fédéral AMSEA) a une nouvelle fois accepté notre invitation pour diriger un stage à Montpellier.

Ou, pour être plus exact, c’est à Palavas-les-Flots, que les vingt-cinq participants se retrouvèrent pour 8h de stage martial et intense. Et pour cette édition, il s’agit une nouvelle fois d’un groupe très hétéroclite qui réunit des pratiquants de Kung Fu, de Aïto, de Yoseikan, de Wing Tsun, de Kali… venus de Cannes, Cavaillon, Montpellier, Béziers… une mixité martiale et humaine très enrichissante qui rehausse la saveur de ces événements, déjà fortement marqués par la qualité de l’instructeur.

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Pour ce week-end, Thomas et moi avions convenu d’un programme resserré avec 1 thème par jour (contre 2 ou plus les années précédentes), afin d’approfondir la richesse et la finesse du travail plutôt que de s’éparpiller. Mais, et c’est un des avantages des Arts Martiaux Philippins, cela n’empêchera pas Thomas de démontrer les liaisons avec les autres secteurs, comme il rappelle lors des exercices à mains nues, les principes issues du travail au bâton ou au couteau.

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Les 4 heures du samedi après-midi furent donc consacrées au travail couteau contre couteau. Avec comme souvent dans les Arts Martiaux Philippins, essentiellement un travail d’éducatifs à deux, en dynamique, qui nous ont permis d’améliorer notre compréhension/appréhension de la lame, notre fluidité, notre capacité à enchaîner. L’idée étant, non pas un travail directement de self-défense, mais plutôt de se familiariser avec les capacités offensives d’une lame, les distances, le timing…
Chaque ‘duo’ pouvait travailler à son rythme, à son niveau. Et comme je suis joueur, et que mon partenaire du week-end l’était aussi…nous avons échangés de nombreux bleus, mais toujours avec bon esprit et dans la bonne humeur.
Drill, défenses et contre-attaques, contres de contres, contrôles en utilisant le ‘punio’ (la pointe de la poignée) pour finir par Hubud Lubud et nombre de variations. Comme je le disais, un journée très riche, mais en même temps très logique et cohérente, ce qui permit de mémoriser une grande partie des exercices.

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Bon, le réveil dimanche matin fut difficile, je ne vous le cache pas. Et pourtant les vaillants stagiaires, malgré la pluie menaçante (encore) et une température bien basse, étaient bien rassemblés dès 8h30 devant les portes de la salle de sport, prêts à en découdre à mains nues.

Ce fut pour ces nouvelles 4 heures de stage, le Pangamut qui fut à l’honneur, toujours sur un principe de travail d’éducatifs à deux (et notamment à nouveau Hubud Lubud). Là encore, Thomas nous a proposé plusieurs solutions face à la situation initiale, d’abord contre jab, puis contre jab/cross, tout en laissant une plus grande liberté sur les finalisations, et les transitions selon les différences de taille et le bagage martial initial du pratiquant. Tout en illustrant le parallèle du travail à mains nues avec les techniques FMA (Filipino Martial Arts) avec armes, et en montrant des solutions spécifiques des arts martiaux philippins, Thomas insiste surtout sur la logique des principes, ne contraignant pas les participants si un mouvement leur est plus naturel qu’un autre. Autant dire que si certains était encore une fois très appliqués et studieux, certains ne manquèrent pas d’apporter fréquemment leurs touches personnelles et leur enthousiasme dans les amenées au sol et les contraintes… et encore plus de bleus. Mais je vous mentirais si j’écrivais que cela ne fait pas du bien de pouvoir ainsi faire un travail technique tout en pouvant appuyer (puis accepter de recevoir à son tour) en bonne entente avec son partenaire.

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Ce fut donc un excellent week-end, et l’occasion pour de nombreux instructeurs présents de redevenir élèves, une opportunité essentielle à mon avis, avec l’échange, pour tout pratiquant avancé en arts martiaux.

Un grand merci à Thomas Roussel pour son enseignement sa disponibilité, un grand merci aussi à tous les participants, et un big up à Stéphane Valleix pour la qualité de ses couteaux d’entraînement en aluminium et le don qu’il a fait à cette occasion à la Croix Rouge pour les sinistrés des Philippines.

 

10
Nov
13

Sacs de Transport Kali Eskrima

Pouvoir transporter ses armes de chez soi à son lieu d’entraînement est un soucis à la fois d’ordre pratique et légal… et parfois même esthétique.

D’un point de vue pratique, vous devez pouvoir emporter la majorité des accessoires nécessaires à votre pratique sans multiplier les ‘contenants’, sans que ce soit un vaste bordel, tout en maintenant un certain confort de port (notamment si vous vous déplacez à pieds ou par les transports en commun).

D’un point de vue légal, vos armes doivent être cachées à la vue, non immédiatement identifiables, et non immédiatement accessibles (notion relative lors d’un port en bandoulière).

D’un point de vue eshètique… bon peut-être qu’il n’y a que moi que ça dérange d’avoir ‘ l’air d’un sac ‘ quand je traverse la ville en direction de la salle.

Une fois acheter la première paire de stick pour la saison, certains pratiquants se satisferont de glisser les bâtons de 70cm en travers de leur sac de sport, entre les chaussures et les protège-tibias. Mais, il faut déjà avoir un grand sac, et même là il s’en retrouve vite difficile à fermer, voire déchiré.
D’autres choisiront de tenir la paire de sticks en main, faute de place dans le sac… pas toujours pratique, et rappelons le… illégal (bon, d’un autre côté je n’ai jamais du aller chercher un élève au poste… pour l’instant). Et cela se complique quand vous devez transporter plus d’un paire…

Je vais me permettre ici de partager avec vous certains résultats de mes propres recherches.

Tout d’abord il y eu le sac d’armes pour Aikido (trouvé à Décathlon), raccourci avec mes maigres talents de couturier, puis le sac fourni avec une paire de sticks un peu chère :
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Les deux font dignement leur office, avec l’avantage de pouvoir être portés en bandoulière sous un sac à dos. Mais la capacité d’emport se limite à deux sticks et un couteau (bon, un peu plus pour le sac Aikido recoupé).

Puis je suis tombé sur un sac de transport de trottinette (marque Airwalk, trouvé à 25 euros chez Go Sport).
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Avec ses 75cm de haut, 18cm de large et 10cm d’épaisseur, d’excellentes dimensions pour des objets de 70cm de haut (un peu juste pour les sticks de 74cm).

Les + :
On peut emporter un bon nombre de sticks dans ce sac, et y fourrer aussi des couteaux d’entraînement, voire une pochette souple format A4 un peu roulée. Pour certains entraînement j’ai réussi à y faire cohabiter mes bâtons, une serviette, une coquille et deux gants de hockey emboîtés l’un dans l’autre (mais c’est juste).
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La zip sur toute la hauteur, décalé sur le côté ce qui permet les deux poches supplémentaires sur le dessus est une bonne idée. Dommage que les poches soient en mesh, sans fermeture.
La sangle munie d’une renfort pour le confort sur l’épaule est aussi un plus. Et avec un peu de couture j’ai pu ajouter deux passants molle pour pouvoir fixer une pochette TOE afin d’avoir devant moi et accessible un emport pour mes papiers, mon téléphone, mes clés, un stylo.
Un excellent choix à ce prix.

Les – :
Les coutures sont fragiles, surtout si on se laisse emporter par sa capacité. J’ai du jouer du fil et de l’aiguille plusieurs fois.
Le choix du mesh ouvert pour les deux pochettes avant.

Mes recherches m’ont mené à acquérir deux sacs chez Kali Gear, fournisseur en ligne de nombreux articles pour le kali Eskrima (principalement Pekiti Tirsia), avec notamment des Kerambits de toute beauté (enfin si l’on goûte l’esthétique des armes blanches).
Les prix sont raisonnables pour une qualité indéniable, mais les frais de port vous assassinent (55$ pour deux sacs et deux couteaux de training).

Le premier modèle, que je nommerai ‘La grande trousse’ est proposé à 35$.
Fabriqué en tissu cordura, la finition est impeccable. 80cm de haut, 12cm de diamètre.
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On appréciera particulièrement le renfort d’épaule sur la sangle de port réglable, avec ses passants pour ajouter des accessoires et ses anneaux.
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les + :
Pour un petit format, très agréable à porter en bandoulière, il possède une étonnante capacité d’emport. J’ai pu transporter 10 sticks, un couteau, ma pochette de cours et ma paire de feiyue sans soucis hier. On sent à peine le sac malgré le poids. Je ne le referai pas trop souvent pour ne pas martyriser les coutures.
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Un look sobre mais pratique.
La facture semble solide, avec un fermeture éclair de qualité et des bouts renforcés. A confirmer dans le temps.
L’absence de poche peut se compenser par l’ajouter d’une pochette ou plusieurs pochettes sur la sangle.
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les – :
J’en vois peu dans ce format… à part peut-être qu’il me semble difficilement compatible avec le port jumelé d’un sac à dos…quoi que.

Je dirais que c’est un excellent choix pour aller à l’entraînement.
Il est par contre moins adapté si l’on doit transporter beaucoup d’accessoires, comme quand on dirige un stage ou un cours pour des élèves n’ayant pas de matériel.

Donc, pour le cas où vous souhaiteriez un emport plus important d’accessoires, ainsi qu’un rangement plus pertinent.

Il y a le Master Duelling Case :

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Un peu plus encombrant que les précédents, mais très bien conçu pour un port agréable. Il est lui aussi réalisé en tissu cordura, et là encore les finitions sont impeccables.
Son prix ? 78 $. Un petit investissement, surtout avec les frais de port.

Les + :
Ses rangements intelligents pour un capacité de transport très importantes :
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Vraiment bien pour une démo ou un cours/stage avec plusieurs secteurs de travail (stick, couteau, épée,…) abordés.
Il bénéficie de la même sangle bien étudiée que le modèle précédent.

les – :
Trop volumineux et divisé pour un usage de cours standart. On ne peut pas, par exemple, y glisser un t-shirt de rechange (ou alors a version déshydratée que l’on trouvait à une époque) avec sa paire de stick.
Il reste donc d’un usage limité à certaines situations. Mais pour mes entraînements solo, où je change plusieurs fois de secteur de travail, où j’ai parfois besoin de prendre des notes, il pourrait bien s’avérer le plus pratique. Idem pour les déplacements en stage.
Le prix reste un frein.

11
Oct
13

Stage Kali Eskrima dirigé par Thomas Roussel, Montpellier — novembre 2013

L’école AWTEA Montpellier reçoit à nouveau Guro Thomas Roussel, 5e dan FFKDA, expert fédéral AMSEA, instructeur chef des écoles Ahuapan et Champion du monde WEKAF, pour un stage de deux modules de Kali Eskrima.

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Samedi 16 Novembre de 14h à 18h : Couteau (possibilité de prêt de couteau d’entraînement sur place)

Dimanche 17 Novembre de 9h à 13h : Panantukan (travail à mains nues du Kali Eskrima)

Ce stage est ouvert à tous et à toutes, tous niveaux.

Salle de sport de l’Espace Aqua’titude, Piscine de Palavas, avenue Brocardi (34) Palavas-les-Flots. Parking gratuit. Accès facile depuis l’autoroute A9. Nombreux hôtels à proximité.

Participation aux frais : 30 euros / 1 jour — 40 euros / 2jours

Renseignements et réservation : greg@wingshun.fr




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